AstroNono

La localisation et le pointage sur le ciel

Au fur et à mesure de notre expérience et de la baisse de magnitude des objets pointés, nous avons pratiqué différentes méthodes :

avec le chercheur d’origine (7x50) dont la magnitude limite visuelle est d’environ 8,5, suivant les soirées et le niveau de turbulence, et avec l’atlas Uranometria 2000. Deux possibilités ; soit l’objet est visible dans le chercheur, dont l’alignement avec le tube optique a été vérifié et corrigé si nécessaire, à ce moment-là après l’acquisition d’une image pour s’assurer de la présence de l’objet sur le capteur CCD ou à côté du capteur, car le champ est petit, il suffit d’agir avec la raquette pour centrer l’objet ; soit l’objet n’est pas visible, car trop faible en luminosité, il faut alors amener le télescope sur la position supposée en utilisant des étoiles visibles dans le chercheur et agir comme précédemment avec la raquette pour le centrage. Cette méthode peut s’avérer parfois relativement longue pour centrer un objet.

avec une lunette-guide Perl 70/420, dont le champ est d’environ 1° avec un oculaire de 12,5 mm de longueur focale et l’atlas Uranometria 2000. Dans ce cas la magnitude limite visuelle passe à 10,5/11. Le centrage est réalisé comme avec le chercheur 7x50. Il y a un gain de temps mais le pointage peut être encore assez long.

avec des encodeurs optiques Takahashi montés sur les axes de la monture. Dans ce cas nous avons en temps réel, sur l’écran de l’ordinateur, la position pointée sur le ciel avec une précision de 1’ en déclinaison et de 3s en ascension droite. Nous faisons rapidement un pointage en utilisant les cercles de coordonnées auxquels nous avons ajouté des verniers, ensuite avec la raquette intégrée du logiciel Prism nous terminons le pointage. Avec cette méthode nous ne sommes plus limités en magnitude et le pointage ne prend que quelques minutes.